| Les Cordeliers de Die | |
Le nom de « Cordeliers », en référence à la corde de chanvre qui servait de ceinture au froc de laine gris assorti d’un capuchon porté par les religieux désigne en fait l’ordre Franciscain, ou ordre des Frère Mineurs, fondé en Italie en 1210 par Saint-François d’ Assise. |
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Certains documents conservés dans les archives permettent de situer l’implantation de l’ordre à Die au XIIIe siècle. Le premier couvent se situait au quartier de Chabestan (entre l’école primaire et la piscine municipale). Il n’en subsiste plus aucune trace aujourd’hui. |
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Au XVe siècle, les Cordeliers sollicitent du pape l’autorisation de s’installer dans le centre ville de Die. Après bien des démêlés avec les autres communautés religieuses de la ville opposées à leur venue les Cordeliers s’installèrent vers 1450. En 1457 le couvent comptait 27 religieux. |
L’ensemble de la ville de Die étant passé en avril 1562 du côté de la Réforme, les religieux retournèrent à la vie civile non sans faire don de tous leurs biens à la ville. Pendant les guerres de religion, la plus grande partie du couvent fut détruite ; En 1629, le roi Louis XIII ordonna de rétablir les couvents ruinés. Les Cordeliers reprirent donc possession de leur bien, élevèrent une nouvelle église ainsi que des bâtiments d’habitation ; Le répit allait être de courte durée puisqu’en 1790, pendant la Révolution, le couvent fut vendu comme bien national. |
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De l’antique couvent des Cordeliers, subsistent aujourd’hui le magnifique parc, l’église dont la pierre de fondation est datée de 1685, ainsi que différents éléments d’architectures englobés dans les actuels bâtiments d’habitation. |
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"C'est la famille Chevandier de Valdrôme qui a repris les bâtiments et le parc après la révolution. Ils en sont restés propriétaires jusqu'en 1933 date à laquelle mon grand-père Pierre Fayolle les a rachetés aux Teisseire de Valdrôme avec la dot de ma grand-mère pour qu'elle ait un bien propre. Nous avons tous passé nos vacances d'été dans cette maison, nos parents et nos enfants y ont des souvenirs très forts. L'ancienne chapelle, était une immense grange à foin, et la sacristie nous rassemblait avec les enfants de notre âge pour des fêtes homériques ! Nous avons pris nos racines au pied du marronnier deux fois centenaire et aujourd'hui, vivent dans la grande maison et dans les dépendances, ma tante côté droit de l'escalier, mon père côté gauche, ma cousine et moi-même." nous confie Odile Ruiz. |
Sur l’histoire du couvent des Cordeliers de Die on lira avec intérêt, dans le n° 7 de la revue « Chroniques du Diois » les articles : « les Cordeliers de Die » par Christian Rey (page 4 à 9) et « les Cordeliers – architecture » par Henri Desaye (page 10 à 11) >> La revue est éditée par dea-augusta.com |